Analyse du « doute » dans le sport

Analyse du « doute » dans le sport

"Celui qui sait ne doute pas; celui qui est bon n'est pas inquiet; celui qui est brave n'a pas peur" Confucius

De façon plus ou moins intense, de façon plus ou moins longue, chaque sportif lors de sa carrière s’est trouvé confronté au doute. Et ce doute est d’autant plus pernicieux lorsqu’ il survient dans une phase de réussite et de confiance. Une petite erreur et voilà le doute s’installe. Un doute infime au départ, puis la confiance qui s’effrite, les ruminations et la spirale de l’échec qui se mettent en marche... On se retrouver dans la mécanique suivante : je stress-->je doute-->je rate-->je stress-->je doute-->je rate... L’un des outils en préparation mentale qui répond le mieux à cette problématique est la technique du SWITCH. (Basculer) C’est une des techniques utilisées dans la Programmation Neuro-Linguistique (P.N.L.). De façon plus générale, la technique du switch permet de basculer d’un état général négatif (comme les pensées négatives, le discours interne, le doute, un sentiment d’impuissance, des sensations négatives, la fatigue, la douleur, des troubles de la concentration) vers un état positif propice à la performance.

A quoi ça sert ?
Extrait Rafaël Nadal : « Mon principal souci, lors d’un match de tennis, c’est de faire taire les voix en moi, de ne garder en tête que le point que je suis en train de jouer et rien d’autre, et de concentrer jusqu’à la plus infime parcelle de mon être sur ce point. Si j’ai fait une faute sur le point précédent, il me faut l’oublier »

Comment faire ?
Le switch consiste à passer d’une pensée parasite, une erreur, un doute à un état positif. Pour ce faire, il faut d’abord couper la pensée parasite ou l’erreur, par un stop rapide. Ce stop peut être un mot, un ancrage (« stop », « allez ») ou un geste (se pincer…). Après ce stop, le sportif bascule vers un mot, une image ou une sensation positive (comme l’image de la dernière action réussie, une victoire, des sensations d’adrénaline…) qu’il va alors ancrer. Pour que cette technique soit efficace, il est important de répéter et de s’entraîner pour l’automatiser, mais aussi de vérifier son efficacité. On doit se l’approprier.

Les étapes du switch (basculer et changer)

  • Première étape : Identifier les pensées, phrases, mots, images, sensations qui nuisent à la performance.
  • Deuxième étape : Trouver le stop qui permet de basculer. Ce stop peut être un mot, un geste, une image, une pensée.
  • Troisième étape : Ancrer des mots, phrases, images de réussites, sensations fortes.
  • Quatrième étape : vérifier leurs efficacités en situation et les adapter si nécessaire, c’est-à-dire s’entraîner : répéter le.

- Exemple appliqué au tennis :
Ce qui nuit à ma performance : -----------STOP------------------------> Je Switche :
· Je suis trop nul - Je serre les poings
· Image de défaite --------------------ZAP--------------------> L’image sur un podium victoire
· Tension musculaire -----------Je me pince-----------> C’est comme à l’entraînement !
· Jeter ma raquette ----------------------------------------> Sensation de puissance posture

Eléments de réflexion
- La technique du switch peut s’appliquer dans d’autres conditions. Par exemple, pour réduire la fatigue ou la douleur, le sportif peut basculer vers des images/sensations de froid en s’empreignant d’images/sensations comme se rouler dans la neige, les glaçons ou un vent froid sur le front. Toutes les images sont possibles, elles doivent surtout être pertinentes pour le sportif.
- Plus l’entraînement est important, et plus le temps de basculer/switcher est court.
- Elle nécessite une véritable répétition et une adaptation régulière. L’ancrage doit régulièrement être vérifié et modifié. Il peut y avoir une usure de l’ancrage qui peut expliquer une réduction de son impact et e son efficacité.
L’entraînement à cette technique permet de diminuer le temps nécessaire pour modifier l’état recherché. Cela peut être approprié à une routine de performance.

Limites
Le travail n’est pas seulement à faire en période de problème ou de doute, bien au contraire. Un athlète peut se préparer mentalement lorsqu’il est performant. Ce type de technique est efficace à court terme mais il ne solutionne pas le problème sur le long terme. Cette technique, si elle est efficace, doit être couplée à d’autres techniques de préparation mentale.

Les personnes qui ont un mental puissant ne sont pas celles dont la volonté ne vacille jamais, mais celles qui ont apprivoisé et accepté la peur, le doute et la pression pour en faire des alliés, les mettre à leur service.

Pour en savoir plus n’hésitez pas a me contacter.

Florian

Prestations, services et tarifs Florian Leadership Coaching
Prestations, services et tarifs Florian Leadership Coaching
Focus sur l’importance de la cohésion de groupe
Focus sur l’importance de la cohésion de groupe
Les grandes lignes de la Motivation
Les grandes lignes de la Motivation

Mentions légales

Votre site web en paiement mensuel